Conférencier.ère.s

NOS CONFÉRENCIER.ÈRE.S invité.es

Rebecca et Russell Dobash, professeurs émérites à l’Université de Manchester, au Royaume-Uni, sont auteurs de 11 livres et d’un grand nombre d’articles sur la violence, le genre et les homicides. Ils sont récipiendaires de plusieurs prix internationaux reconnaissant leur apport unique à la recherche en matière de violence conjugale. Leur premier livre, intitulé Violence against wives (Free Press, 1979) est un livre pionnier qui a contribué à établir les bases dans le domaine de la recherche en violence faite aux femmes. Publié en 1992, Women, Violence and Social Change (Routledge) a été dédié à l’analyse du « mouvement des femmes battues » au Royaume-Uni et aux États-Unis. La même année, Women Viewing Violence, coécrit avec Philip Schlesinger et C. Kay Weaver (British Film Institute), a examiné le point de vue des femmes sur les violences dans l’espace médiatique à l’égard des femmes. En 2000, les auteurs publient Changing Violent Men (Sage), qui suggère un portait évaluatif des programmes de prise en charge pour les hommes condamnés pour des violences envers leur conjointe. Dans When Men Murder Women (Oxford University Press, 2015), les auteurs traitent des homicides conjugaux, des homicides sexuels, des homicides des femmes aînées et du parcours de vie – de l’enfance à l’âge adulte, incluant la détention en milieu carcéral – des hommes auteurs des violences. Leur plus récent livre, Male-Male Murder (Routledge, 2020), conceptualise cinq types d’homicides entre hommes (confrontations/disputes physiques ; homicides pour de l’argent ; homicides familiaux ; homicides sexuels ; homicides des hommes aînés) et offre une analyse des parcours de vie des auteurs des violences, en traitant, entre autres, de l’enfance, de l’âge adulte et de la détention en milieu carcéral.

Lori Haskell


Nos conférencier.ère.s

Dyane Arkoub : Psychologue et chercheure, spécialisée dans le repérage, l’accompagnement et la prise en charge des victimes de violence et de harcèlement psychologique dans le cadre du couple. Intervient en tant que psychologue au sein de l’association AJC pour les droits des victimes de violence morale intrafamiliale. En Doctorat à l’Université de Nantes, France – Dirigée par le Professeur Abdel Halim Boudoukha et Madame Emeline Chauchard (Maître de Conférence).

Mary Aspinall est doctorante au Département de sociologie de l’Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton. Elle a obtenu un baccalauréat en psychologie, un baccalauréat en justice humaine et une maîtrise en études de la justice en Saskatchewan à l’Université de Regina. Ses intérêts de recherche comprennent la violence conjugale et la jurisprudence thérapeutique. Sa thèse de doctorat porte sur la mise en œuvre de programmes de traitement de la violence conjugale au sein des tribunaux spécialisés en violence familiale partout au Canada.

Josée Bégin est adjointe à l’intervention à la Bouėe de Lac Megantic, maison d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violences conjugales, depuis bientôt 5 ans.  Elle a plus de 25 ans d’expérience en entreprise, ce qui lui permet de comprendre l’importance sur le sujet et de vouloir agir et sensibiliser ces entreprises.

Annie Bernier est candidate au doctorat en sciences humaines appliquées de l’Université de Montréal. Son projet de thèse porte sur l’expérience des survivantes de traite à des fins d’exploitation sexuelle, au Québec, d’après une approche féministe intersectionnelle. Elle détient un baccalauréat spécialisé approfondi en criminologie de l’Université d’Ottawa ainsi qu’une maîtrise en criminologie option criminalistique et informations de l’Université de Montréal. Ses principaux intérêts de recherche sont la traite de personne à des fins d’exploitation sexuelle, l’impact des nouvelles technologies pour les victimes de violence conjugale et le traitement sociojudiciaire des femmes victimes de violence conjugale. Elle est également coordonnatrice de la cellule Femmes et justice de Trajetvi.

Dominique Bernier est membre du Barreau du Québec depuis 2008 et elle détient un doctorat de l’Université d’Ottawa depuis 2017 (Ph. D.). Ses études doctorales portaient sur les pratiques de contrôle et les interventions du système judiciaire pour les usagers de drogue et d’alcool. Elle est actuellement professeure au Département des sciences juridiques de l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent aussi sur le processus judiciaire pénal et les effets de la renonciation aux droits, l’auto-représentation et l’accès la justice, la reconnaissance de la violence conjugale, etc.

Détentrice d’un baccalauréat en psychoéducation, Mylène Bigaouette a travaillé pendant plus de sept ans à la lutte contre les violences envers les femmes en Afrique de l’Ouest. Impliquée dans le milieu féministe depuis de nombreuses années, elle œuvre depuis 5 ans à la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes à titre de Coordonnatrice liaison et formation. Elle est notamment responsable des dossiers liés à l’intégration de l’intervention féministe intersectionnelle dans les maisons d’hébergement et à l’intervention auprès des enfants vivant en contexte de violence conjugale.

Communicatrice de formation et féministe de conviction, Nathalie Bissonnette a travaillé au sein du Mouvement Desjardins avant d’entrer au Conseil du statut de la femme il y a plus de dix ans. Elle y a occupé les postes de rédactrice en chef de la Gazette des femmes et de directrice des communications par intérim avant de joindre l’équipe de la recherche. Nathalie est doctorante en communication à l’Université Laval. Ses intérêts de recherche touchent aux enjeux liés à l’égalité de genre, notamment dans l’espace agricole et à l’égard de la mobilisation des hommes pour mettre fin à la violence sexuelle.  

Odile Boisclair, co-coordonnatrice, L’R des centres de femmes du Québec

Maude Bouchard est designer graphique, professeure à l’École de design de l’Université Laval et cofondatrice de l’Atelier DIR (design impliqué et responsable). Elle détient un doctorat sur mesure en design graphique et communication sociale (Université Laval, Canada – 2013) qui porte sur les contextes favorisant l’implication des designers graphiques dans des projets de communications visuelles sociales. Elle est aussi titulaire d’une maitrise en arts visuels avec mémoire (Université Laval, Canada – 2007) où elle a, entre autres, exploré une démarche de graphisme d’auteur à travers la conception d’une série d’affiches.

Carole Boulebsol est titulaire d’une maîtrise en sociologie (UPMF), d’un DESS en santé mentale (Téluq) et d’une maîtrise en travail social avec Concentration en études féministes (UQAM-IREF). Elle est actuellement doctorante en Sciences humaines appliquées (SHA) à l’Université de Montréal et membre du Conseil scientifique du Réseau québécois en études féministes (RéQEF). Dans ses travaux et ses engagements, elle s’intéresse aux violences envers les femmes, aux parcours migratoires, à l’intervention, à la santé mentale et à la gouvernance inclusive. Elle est impliquée dans plusieurs partenariats de recherche interuniversitaires portant sur l’intervention féministe, la violence conjugale, la coercition reproductive ou encore l’accès à la justice. Elle est récipiendaire des bourses doctorales 2020 de la Fondation Pierre Elliott Trudeau et du Secrétariat Vanier-Banting.

Ksenia Burobina est candidate au doctorat en sociologie à l’Université de Montréal. Son projet de thèse porte sur les parcours-réseaux des mères qui vivent la violence conjugale post-séparation dans les contextes où la garde de leurs enfants est contestée devant les tribunaux au Québec. Ses intérêts de recherche incluent les violences envers les femmes et leur prise en charge par divers secteurs de la société, ainsi que les politiques publiques. Elle est assistante de recherche et membre étudiante à Trajetvi. Elle est également affiliée au Partenariat de recherche ARIMA.

Sastal Castro Zavala possède un PhD en service social de l’Université Laval. Elle est intervenante à la Maison pour femmes immigrantes (MFI) et formatrice contractuelle du Regroupement des maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale. Professeure invitée au doctorat en psychologie clinique à l’Universidad Autónoma de Yucatán (Mexique). Elle s’intéresse à l’intervention féministe intersectionnelle et interculturelle auprès des femmes immigrantes.

Sociologue de formation, Christine Corbeil a étéprofesseure à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal de 1978 à 2008. Membre active de l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF-UQAM) depuis sa création en 1990, elle en a été la directrice de 2001 à 2006. Ses intérêts de recherche ont porté principalement sur le discours féministe et la maternité, l’articulation famille-travail, l’intervention féministe et plus récemment sur l’intersectionnalité. En 1983, elle a publié conjointement avec Carole Lazure, Gisèle Legault et Ann Pâquet-Deehy: L’intervention féministe : l’alternative des femmes au sexisme en thérapie. En 2002, elle a co-dirigé avec Francine Descarries un ouvrage collectif sur la maternité, Espaces et temps de la maternité. En 2010, elle a publié avec Isabelle Marchand, L’intervention féministe d’hier à aujourd’hui. Portrait d’une pratique sociale diversifiée. Plus récemment, elle s’est intéressée à l’approche féministe intersectionnelle, ses défis et enjeux pour le mouvement des femmes.

Antonietta Corongiu : directrice du Collectif Contre les Violences Conjugales et l’Exclusion (CVFE)

Josiane Coruzzi : Juriste et directrice de l’ASBL féministe Solidarité femmes qui accompagne et héberge les femmes et enfants victimes de violence conjugale depuis 40 ans.  Elle est formatrice depuis 2007 au sein du Pôle de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales qui dispense des formations sur tout le territoire francophone de Belgique à la demande des pouvoirs publics.

Isabelle Côté, Ph.D., est titulaire d’un doctorat en service social de l’Université de Montréal. Elle est professeure en service social à l’Université Laurentienne à Sudbury où elle enseigne les fondements théoriques de la pratique du travail social. Ses recherches s’inscrivent dans une perspective critique et féministe et portent sur la violence faite aux femmes et aux enfants ainsi que sur l’intervention sociale. Elle est l’une des membres fondatrices du Collectif de recherche FemAnVi, ainsi que l’auteure des livres Les pratiques en maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale : 40 ans d’histoire (PUQ, 2018) et Il se prenait pour le roi de la maison! Des enfants parlent de la violence conjugale (Remue-ménage, 2018).

Sandi Curtis, PhD, MT-BC, MTA, est professeure émérite dans le programme de musicothérapie au Département de thérapies par les arts de l’Université Concordia. Elle est musicothérapeute de formation internationale avec plus de 30 ans d’expérience en pratique clinique, en éducation et en recherche. Dre Curtis se spécialise dans le travail auprès des survivantes de violence. Ses intérêts de recherche se concentrent actuellement sur la musicothérapie féministe et la musicothérapie communautaire. Elle est récipiendaire du prix Windsor Social Justice Person. Professeure Curtis a publié de nombreux articles dans des revues scientifiques évaluées par les pairs ainsi que dans des manuels universitaires, dont la plus récente est « Music for Women Survivors of Violence » (« Musique pour les femmes survivantes de violence»), 2019, Barcelona Publishers. Elle est membre chercheuse du collectif Arts in Health Research Collective, chercheuse à l’Institut Simone de Beauvoir, ainsi que membre chercheuse à PERFORM. De plus, elle est co-chercheuse dans un projet de recherche en partenariat (subvention de $ 2.5 millions du Conseil re recherche en sciences humaines (CRSH)) qui explore « La culture du viol sur le campus et le rôle et l’influence des arts et de la culture populaire. »

Charlotte Dahin est une étudiante au doctorat en études féministes et de genre à l’Université d’Ottawa. Auparavant, elle a obtenu une maitrise en droit (UCLouvain) et un LL.M en droit international (UoAberdeen). Ses intérêts de recherche concernent le domaine du genre et des migrations forcées, les droits des réfugié-es et les violences fondées sur le genre. Son projet de thèse porte sur les expériences des femmes pendant le processus de détermination du statut de réfugié et leurs relations avec les avocat-es spécialisé-es en droit de l’immigration.

Chloé Deraiche détient un baccalauréat en sexologie et un certificat en droit. Elle est directrice générale de la Maison Flora Tristan. Depuis 2001, elle intervient auprès des femmes victimes de violence conjugale et est impliquée dans le développement de la gamme de services qui peuvent leur être offerts. Elle contribue régulièrement aux divers documents écrits par  l’Alliance des maisons d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale et représente cette association provinciale auprès des instances gouvernementales. Féministe engagée, elle donne différentes formations et conférences sur le thème de l’intervention, du féminisme et de la violence conjugale.

Laurence Desjardins est sexologue et coordonnatrice des programmes portant sur les violences, Interligne.

Jacinthe Dion, Ph. D., psychologue, est professeure titulaire au département des sciences de la santé à l’Université du Québec à Chicoutimi. Elle est cotitulaire de la Chaire de recherche VISAJ sur les conditions de vie et la santé des jeunes. Elle est membre du partenariat de recherche et d’actions Trajetvi (CRSH), d’ÉVISSA, en plus d’être chercheure régulière au CRIPCAS. Son expertise porte sur l’adaptation et le bien-être psychologique et sexuel des adolescents et des jeunes adultes ayant vécu différents événements de vie adverse comme la violence dans les relations amoureuses et l’agression sexuelle.

Myriam Dubé est professeure à l’École de Travail social de l’UQAM. Ses expériences de recherche l’ont menée à travailler en partenariat avec les milieux de pratique dans le but de développer des projets de mobilisation des connaissances. Ainsi, parallèlement à ses recherches visant une compréhension plus approfondie des homicides conjugaux et intrafamiliaux et de la violence conjugale dans le but d’en améliorer la prévention, elle a participé à différentes études axées précisément sur le transfert et l’appropriation des connaissances de la recherche vers la pratique et de la pratique vers la recherche dans les domaines notamment de l’homicide conjugal et intrafamilial et de la violence conjugale. Différents outils d’appréciation du risque d’homicide ont donc ainsi été réalisés, à l’intérieur de recherches collaboratives, implantés et évalués dans différents milieux de pratiques tels que les milieux policiers, les maisons d’hébergement et les organismes pour conjoints ayant des comportements violents.

Annie Dumont était intervenante auprès des enfants exposés à la violence conjugale, avant de faire un retour aux études supérieures. Sa thèse de doctorat en travail social, réalisée à l’Université Laval, porte sur la signification donnée à la violence conjugale par les jeunes adultes qui y ont été exposés dans l’enfance. Elle est également stagiaire post-doctorante en psychoéducation à l’Université de Sherbrooke.

Amandine Dziewa, Maîtrise en Psychologique Clinique (ULiège) et Maîtrise en criminologie (ULiège), doctorante à l’Université de Liège depuis 2017 dans le service de Psychologie Clinique de la délinquance et de la toxicomanie du Professeure Fabienne Glowacz et membre de l’unité de recherche ARCh – adaptation, résilience et changement. Domaines de recherche : violences entre partenaires ; violences sexuelles ; processus de sortie de la violence ; processus de résistance.

Docteure en droit, Gaelle Fedida a travaillé 18 ans avec Médecins Sans Frontières, puis sur les enjeux sociaux et la défense des droits des personnes ainées, des femmes violentées, l’accès aux médicaments. Elle coordonne depuis 5 ans les dossiers politiques de l’Alliance des maisons de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale au Québec, et elle co-préside Hébergement Femmes Canada.

Professeure de chimie de formation en Roumanie, Mihaela Felicia Iorga entreprend un changement de carrière après son arrivée au Canada, en complétant un programme de maitrise en criminologie, profil criminalistique et information, en 2019 à l’Université de Montréal. Ce cheminement atypique l’amène à faire ses preuves en intégrant sa formation scientifique, son esprit d’analyse et de synthèse aux compétences nécessaires dans le domaine de prévention et d’analyse du crime. Elle porte un intérêt particulier au cas des violences faites aux femmes, ce qui la pousse à approfondir son travail dirigé le sujet des agressions sexuelles. Ses recherches visent à comprendre comment le témoignage et la preuve matérielle (surtout la preuve ADN) interagissent au cours des procès pour agression sexuelle, comment ils sont utilisés par les acteurs de la justice et quelles preuves disposent d’une force prépondérante pour emporter la conviction des juges.

Professeure au Département de sexologie, Mylène Fernet a un Ph.D. en Santé publique. Ses recherches portent sur la sexualité des femmes dans une perspective de prévention et de promotion de la santé, violences vécues dans les relations amoureuses, risques encourus face au VIH/sida chez les femmes vulnérables et celles issues de divers groupes ethnoculturels.

Catherine Flynn, professeure au Département des sciences humaines et sociales, Université du Québec à Chicoutimi.

Marie-Catherine Gagnon est titulaire d’un baccalauréat en études féministes et science politique de l’Université McGill. Elle détient une maîtrise en santé publique et est candidate au doctorat en santé mondiale à l’École de santé publique de l’Université de Montréal. Féministe passionnée par la justice sociale et le soutien de l’autonomisation chez les populations marginalisées, Marie-Catherine travaille en collaboration avec plusieurs communautés autochtones en milieu urbain et éloigné au Québec depuis 2016. Elle co-coordonne la cellule Trajectoires de Trajetvi et réalise le projet Letting Indigenous women’s voices be heard: Life, violence and help-seeking pathways. En tant que jeune chercheure, Marie-Catherine s’intéresse à l’empowerment et à la mobilisation communautaire comme leviers pour l’intervention et la recherche en santé mondiale, notamment dans le domaine de la violence à l’encontre des femmes. Ainsi, à partir de fondements féministes, ses pratiques en recherche partenariale et participative s’inscrivent dans une visée de décolonisation du processus de recherche, afin que les résultats répondent aux besoins et soient utiles pour les populations ciblées.

Marie-Andrée Gauthier a fait ses études universitaires en communication sociale à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Depuis quatre ans, elle coordonne le Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, un lieu de concertation provinciale pour faciliter l’analyse féministe dans chaque région du Québec. Elle détient de nombreuses années de militance au sein du milieu féministe, notamment en prévention des agressions à caractère sexuel et en défense collective des droits des femmes. Elle croit que c’est par la collectivisation des enjeux, les solidarités et l’éducation populaire que nous arriverons à combattre les injustices.

Sylvie Genest est musicienne professionnelle, détentrice de trois prix des Conservatoires de Musique du Québec, d’un brevet d’enseignement du Ministère de l’Éducation du Québec, et d’une maîtrise en ethnomusicologie de l’Université d’Ottawa ; elle poursuit actuellement des études doctorales en anthropologie culturelle à l’Université de Montréal. Son approche féministe se réclame des préceptes du constructivisme, de l’ingenium propre à la pensée systémique et de la recherche en décloisonnement disciplinaire. Elle s’intéresse à la communication paradoxale multimodale telle que celle-ci s’exerce dans les oeuvres de la culture populaire, plus spécifiquement dans la musique et les chansons d’amour.

Lise Gervais est coordonnatrice générale à la liaison et au développement de Relais-femmes, organisme de liaison et de transfert des connaissances. Travailleuse sociale de formation, elle a travaillé à titre d’intervenante, formatrice, évaluatrice, accompagnatrice, animatrice et coordonnatrice d’organismes. Depuis plus de vingt-cinq ans, elle est associée à diverses recherches. Elle siège au Comité des services aux collectivités de l’UQAM, au Conseil de l’Institut de recherches en études féministes (IREF) de l’UQAM et elle assume la direction communautaire du partenariat de recherche CRSH TRAJETVI.

Sophie Gilbert, PhD, est psychologue clinicienne, professeure agrégée au département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal. Ses intérêts de recherche sont notamment liés aux populations en situation de précarité, principalement les femmes, les jeunes adultes, et les parents. Elle se spécialise en recherches qualitatives, le plus souvent menées en collaboration avec des organismes communautaires. Ainsi, les problématiques d’intérêt sont abordées sous un angle « sociopsychique », en cohérence avec les enjeux relatifs à l’intervention. Sophie Gilbert est également rédactrice en chef de la revue Filigrane (clinique psychanalytique).

Carmen Gill Ph.D. Professor, Department of Sociology, University of New Brunswick

Fabienne Glowacz, Docteure en Psychologie, Professeure aux Facultés de Psychologie et de Droit de l’Université de Liège (Belgique) au sein desquelles elle dispense en Bachelier et en Master ses enseignements en psychologie criminologique, délinquance sexuelle, personnalité délinquante ainsi que des cours de méthodes d’interventions cliniques. La thématique des violences conjugales fait partie intégrante de ses enseignements. Depuis plus de 15 ans, elle mène et dirige des recherches sur les violences sexuelles et les violences entre partenaires intimes, chez les adolescents et les adultes. Fabienne Glowacz co-dirige actuellement la recherche nationale portant sur les trajectoires d’engagement et de sortie des auteurs et des victimes de violences entre partenaires dans le cadre du projet BELSPO « Violences entre partenaires: impact, processus, évolution et politiques publiques en Belgique ». Fabienne Glowacz est psychologue clinicienne et experte près des Tribunaux, elle réalise de nombreuses expertises psycho-judiciaires et suivis psychologiques de sujets auteurs et victimes de violences conjugales. 

Julie Godin, Étudiante, Université du Québec à Chicoutimi

Florence Godmaire-Duhaime, t.s., candidate au doctorat en travail social, Université de Montréal. Ses intérêts de recherche portent sur la violence faite aux femmes, les situations migratoires précaires et l’intervention sociale axée sur les droits humains.

Nancy Gough détient un baccalauréat en travail social, deux certificats en administration et une maitrise en gestion et développement des organisations.  Elle est directrice de la Maison d’aide et d’hébergement l’Émergence. Depuis 1990, elle développe et consolide cette ressource de 1re et 2e étape.  Elle est co-auteure de nombreux outils en violence conjugale, formatrice et conférencière. Féministe engagée, elle est investie depuis de nombreuses années au sein de l’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence et est constamment en quête de solutions nouvelles pour contrer les violences conjugales.

Louise Hamelin Brabant, Professeure associée-titulaire retraitée, Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval

Dre Angela Hovey est professeure adjointe à l’École de service social de l’Université Lakehead, campus Orillia. Elle est arrivée dans le milieu universitaire après de nombreuses années de pratique clinique sociale dans les problématiques de violence, de trauma et de toxicomanie dans les prisons fédérales et provinciales, les organismes communautaires et les milieux de pratique privée. Ses domaines de recherche actuels sont axés sur la violence familiale et les pratiques policières, l’utilisation d’approches de réduction des méfaits dans les refuges pour violence familiale, la justice réparatrice, l’évaluation du traitement des hommes victimes de violence et les accommodements académiques relativement aux enjeux de santé mentale pour les étudiants. Ces domaines de recherche la mettent en contact avec plusieurs organismes communautaires et gouvernementaux, ainsi qu’avec des équipes de recherche interdisciplinaires.

Madeleine Huot, M.Sc., T.S. Université de Montréal, École de travail social, étudiante au doctorat

Anne Jacob : Directrice générale de l’ASBL Praxis service de prise en charge des auteurs de violences conjugales. Psychologue intervenant auprès des auteurs de violence conjugale.

Estibaliz Jimenez, Ph.D. Criminologie. Professeure au Département de psychoéducation, Université du Québec à Trois-Rivières. Ses recherches portent sur l’Immigration, l’interculturalité, les femmes, les droits, le traite des femmes, les violences commises au nom de l’honneur.

Slim Kallel, Docteur en psychologie sociale de l’Université d’Aix-Marseille I. Maître-assistant à la Faculté des sciences humaines et sociales, Université de Tunis et ancien directeur du département de psychologie (2014-2017). Il travaille sur les thématiques de la violence fondée sur le genre, les mères célibataires et, plus récemment, la lutte contre l’extrémisme violent en y intégrant l’approche de genre comme levier. Son cadre théorique principal s’articule autour de l’approche de genre, celle des représentations sociales et de la théorie de l’engagement.

Nathalie Lacroix est intervenante à La Bouée de Lac-Mégantic, maison d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale depuis environ 5 ans. J’ai 30 ans d’expérience dans le milieu des entreprises. Elle a vu des collègues au prise avec la problématique de la violence conjugale et perdent leur emploi.  Un de ses plus grands désirs est de faire la lumière et sensibiliser le plus d’acteurs possible en milieu de travail afin que l’on puisse la reconnaitre et réagir rapidement.

Julie Laforest a une maîtrise en anthropologie sociale et culturelle de l’Université Laval. Elle cumule près de 15 ans d’expérience en santé publique et depuis 2009, elle occupe les fonctions de conseillère scientifique et responsable du dossier de la prévention de la violence à l’Institut national de santé publique du Québec. Dans les dernières années, ses principales activités scientifiques ont été dans le domaine de la violence conjugale, du traitement médiatique de la violence conjugale, des homicides intrafamiliaux et des agressions sexuelles, et plus globalement, de la promotion d’une approche de santé publique en prévention de la violence. En 2018, elle a co-dirigé l’ouvrage collectif « Rapport québécois sur la violence et la santé ».

Louise Lafortune est coordonnatrice des dossiers liés à l’intervention et la problématique au Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale depuis novembre 2014. Elle travaille depuis plus de trente ans dans les milieux communautaires, dans les secteurs de la défense collective des droits, de l’organisation communautaire et des organisations féministes. Elle détient une formation universitaire en administration des affaires et a occupé des postes de gestion, de coordination, de formation et possède une vaste expérience en éducation des adultes, notamment en éducation populaire autonome. Militante engagée, elle s’est impliquée dans des projets coopératifs et éducatifs et dans de nombreuses luttes sociales.

Madeline Lamboley est professeure de criminologie au département de sociologie et de criminologie de l’Université de Moncton au Nouveau-Brunswick et une féministe intersectionnelle engagée. Elle est titulaire d’un doctorat en criminologie de l’Université de Montréal. Sa thèse de doctorat a porté sur le mariage forcé de femmes immigrantes au Québec. Elle est impliquée dans plusieurs comités de travail se penchant sur cette problématique, et plus largement sur les violences basées sur l’honneur, et offre des formations en vue de sensibiliser les acteurs sociaux sur le terrain. Les femmes en situation de vulnérabilité, notamment les femmes immigrantes et les femmes vivant avec une coexistence de problématiques (travail du sexe, troubles de la santé mentale et de consommation) et leurs besoins en matière d’intervention, sont au cœur de ses enseignements et de ses recherches.

Marie-Eve Lamoureux est directrice des services de justice pénale pour mineurs et des services de médiation pour le Réseau Équijustice, anciennement le ROJAQ.  Elle est responsable de développer et de dispenser la formation en médiation au Québec, en France et en Belgique, en plus d’encadrer la pratique des médiateurs en supervision. Marie-Eve assume également le rôle de médiatrice à Équijustice, depuis près de 20 ans, auprès des auteurs mineurs, adultes et des personnes victimes.  Par ailleurs, elle agit comme médiatrice dans les cas de crimes graves pour le Service correctionnel du Canada et elle est membre de l’ordre des criminologues du Québec.

Simon Lapierre, PhD, est professeur titulaire à l’École de service social de l’Université d’Ottawa et un des membres fondateurs du Collectif de recherche féministe anti-violence (FemAnVi). Ses travaux se sont penchés sur les violences faites aux femmes et aux enfants, ainsi que sur les politiques et les pratiques en maisons d’hébergement, en protection de la jeunesse et dans le système de justice. Il dirige présentement un projet de recherche sur la violence conjugale et l’aliénation parentale, financé par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada. Il est l’auteur de nombreuses publications, incluant Failure-to-Protect: Moving beyond Gendered Responses (Fernwood, 2013), Violences dans la vie des enfants et des adolescents (PUQ, 2016), and “Il se prenait pour le roi de la maison”: des enfants parlent de la violence conjugale (Remue-ménage, 2018).  

Jennie-Laure Sully est une organisatrice communautaire à la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) et une chercheuse à l’institut de recherches et d’informations socioéconomiques (IRIS). Elle a étudié en anthropologie et détient une maîtrise en sciences biomédicales de l’Université de Montréal.  Elle a travaillé comme coordonnatrice de recherche en milieu hospitalier et comme intervenante psychosociale dans un centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.  Elle est impliquée dans le mouvement des femmes ainsi que dans le mouvement pour la défense des droits des personnes migrantes.

Isabelle-Anne Lavoie, Coordonnatrice de l’organisme Cumulus: prévention de la toxicomanie et candidate à la maitrise en Travail social, concentration en étude féministe, Université du Québec à Montréal.

Viktoria Lavriniuk est étudiante au doctorat en études féministes et en études de genre à l’Université d’Ottawa. Elle est titulaire d’une maîtrise en économie et gestion de l’Université d’État d’économie de Biélorussie. Viktoria a fait partie du groupe de travail chargé de rédiger une loi globale sur la prévention de la violence conjugale en République de Biélorussie et a été à la tête de la ligne nationale de soutien pour les victimes de violence conjugale de la Biélorussie. Ses intérêts de recherche se situent plus précisément dans l’aspect religieux entourant les expériences de violence conjugale. En effet, elle s’intéresse à la violence conjugale, et plus précisément à l’impact de la religion (christianisme orthodoxe) et des croyances religieuses des femmes sur leur expérience de violence conjugale et sur ses conséquences.

Depuis 35 ans, Évelyne Leblanc travaille à Équijustice Trois-Rivières, d’abord comme intervenante et, plus récemment, en tant que directrice générale de l’organisme.  Elle est également médiatrice et formatrice en médiation pour le réseau Équijustice où elle encadre les médiateurs dans leur processus d’accréditation. En plus de ces fonctions, Mme Leblanc agit comme médiatrice pour le Programme Possibilité de justice réparatrice du Service correctionnel Canada. Elle accompagne, depuis près de 15 ans, les victimes et auteurs de crimes graves dans leur démarche de dialogue.

Étant passionnée par le domaine des droits humains, Mélanie Lemay est art-thérapeute de formation et a cofondé le mouvement Québec contre les violences sexuelles avec deux amies, Ariane Litalien & Kimberley Marin. En moins d’un an, elles ont réalisé l’impossible en aidant à démocratiser le terme « culture du viol » au Québec en plus d’avoir influencé le Gouvernement du Québec à se pencher sur la création d’une loi-cadre dans les institutions postsecondaires.  Leurs actions ont d’ailleurs emmené le gouvernement du Québec à investir 44 millions pour lutter contre les violences sexuelles en octobre 2016 et 23 millions $ pour lutter contre les violences sexuelles sur les campus en août 2017 en plus de faire de la violence sexuelle un enjeu prioritaire et transpartisan en raison de l’intérêt dans la société civile et auprès des médias qu’elles ont su créer, susciter et maintenir. Récemment, Mme Lemay s’est jointe à l’équipe de Juripop à titre d’agente de développement et aux relations communautaires pour le projet pilote visant à offrir des services d’accompagnement et de conseils juridiques gratuits pour les victimes de violences sexuelles partout à travers le Québec.

Michaël Lessard est avocat et doctorant en droit à l’Université de Toronto. Ses travaux portent principalement sur le droit des personnes, la bioéthique, les violences sexuelles et le sexisme linguistique. 

Sylvie Lévesque est sexologue et détient un PhD en santé publique (promotion de la santé). Elle est professeure agrégée au département de sexologie de l’UQAM, où elle mène des travaux de recherche sur les violences et la santé sexuelle et reproductive. Elle dirige présentement des projets de recherche en partenariat sur la coercition reproductive (CRSH, Secrétariat à la condition féminine) et la violence conjugale en période périnatale (FRQSC-MSSS). Elle est aussi intéressée par les questions liées aux droits reproductifs et les violences gynécologiques et obstétricales. Elle est membre du Réseau québécois en études féministes et de l’équipe Violence conjugale.

Josiane Maheu détient une maîtrise en géographie humaine de l’Université de Montréal. Elle a été conseillère en égalité entre les femmes et les hommes avec l’organisme SUCO dans le cadre d’un projet d’agroécologie au Nicaragua. Elle a ensuite été conseillère en développement régional à la Conférence régionale des élu.es Lanaudière. Maintenant coordonnatrice de projets pour l’organisme féministe Relais-femmes depuis 5 ans, elle dispense de la formation en Analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle (ADS+), de l’accompagnement, de la recherche, de la concertation et de la liaison dans Trajetvi. Elle contribue à la transformation des rapports sociaux de sexe et d’autres discriminations dans une perspective de renouvellement des pratiques des organisations. Elle est aussi membre du Conseil des Montréalaises.

Isabelle Marchand est professeure en travail social à l’Université du Québec en Outaouais au campus de Saint-Jérôme. Elle enseigne dans le champ de l’intervention collective et du développement des communautés. Dans une perspective interdisciplinaire, ses champs d’intérêt se regroupent sous trois axes : 1) les approches d’intervention féministe, intersectionnelle et d’organisation communautaire ; 2) les problèmes sociaux abordés sous l’angle des rapports de genre et 3) les politiques du vieillissement, la citoyenneté et la participation sociale des personnes âgées. Elle est membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF), du Centre de recherche de Montréal sur les inégalités et les discriminations (CRÉMIS) ainsi que du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES).

Salima Massoui, PhD. Stagiaire postdoctorale, École de travail social, Université du Québec à Montréal

Kathy Mathieu est intervenante, depuis plus de 20 ans, auprès des femmes et des enfants victimes de violence conjugale ou familiale. Elle est coordonnatrice de la Table Carrefour violence conjugale Québec-métro depuis près de 10 ans où elle s’implique activement dans différents projets dont ceux portant sur la sensibilisation à la violence conjugale auprès des enfants.

Karine Messier Newman est coordonnatrice du Carrefour sécurité en violence conjugale. Elle possède une maîtrise en psychopédagogie  ainsi qu’un baccalauréat en sciences de l’éducation. Elle cumule de nombreuses années d’enseignement en adaptation scolaire au niveau primaire et secondaire. Par ailleurs, riche de cette expérience, elle est devenue conseillère pédagogique au niveau collégial et chargée de cours pour l’Université du Québec à Trois-Rivières. De plus, ce parcours professionnel l’a amenée à développer une expertise en andragogie et en accompagnement des collaborations entre les partenaires pouvant permettre une plus grande réussite scolaire chez les jeunes en difficulté. Elle a œuvré dans le monde de l’éducation pendant vingt ans pour maintenant transférer ses connaissances et compétences dans le soutien et l’accompagnement des partenaires afin d’améliorer la sécurité des victimes de violence conjugale.

Manon Monastesse M.A. Intervention sociale, a travaillé, dans les années 90, en défense des droits des femmes, plus spécifiquement sur les litiges entourant la garde légale d’enfants, dont les enlèvements parentaux internationaux en Europe et au Moyen-Orient.  De retour au Québec, elle poursuit ce travail au plan national et international et termine une maîtrise en intervention sociale (UQAM) portant sur l’intervention sociojudiciaire en matière de garde d’enfants dans un contexte de violence conjugale (2003). Elle coordonne par la suite la Table de concertation en violence conjugale et agressions à caractère sexuel de Laval (Québec) (2003-2006).  Elle assume depuis 2006, la direction provinciale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes. À ce titre, elle a participé à plusieurs comités gouvernementaux dont le comité de travail sur une action concertée auprès des enfants exposés à la violence conjugale et leurs familles (2012-2014) ainsi que le comité d’experts sur les homicides intrafamiliaux (2011-2012) et est actuellement membre du comité d’examen des décès liés à la violence conjugale présidé par la Coroner en chef du Québec. Elle a également fait partie des différents comités impliqués dans l’élaboration des plans d’action gouvernementaux en matière de violence conjugale et de groupes de recherche en partenariat. Elle a participé à d’innombrables conférences et événements à titre d’experte.  Elle a été co-présidente d’Hébergement femmes Canada pendant plusieurs années et a contribué à la mise sur pied du Réseau international des maisons d’hébergement pour femmes (Global Network of Women’s Shelters) en 2009.

Ana Orrego, Analyste et chargée de projets, Centre international pour la prévention de la criminalité

Frédéric Ouellet, professeur à l’École de criminologie, Université de Montréal

Guisela Patard, PhD, Université de Montréal

Danielle Pelland détient un baccalauréat et une maîtrise en travail social, réalisés à l’Université du Québec en Outaouais. Ceux-ci ont été sanctionnés par des mentions d’excellence et honorés par les médailles académiques d’argent du Gouverneur général. Depuis 2016, elle poursuit un doctorat en Sciences humaines appliquées à l’Université de Montréal, sous la direction de Marie-Marthe Cousineau. Elle étudie également les violences structurelles provenant des différentes institutions, devant pourtant assurer leur protection et leur sécurité. Pour terminer, l’étude se penche sur la médicalisation et la judiciarisation de cette articulation, ainsi que sur les violations aux Droits humains des femmes victimes et survivantes de violences conjugales.

Sarah Perrin est doctorante en sociologie à l’Université de Bordeaux. Sa recherche porte sur les femmes consommatrices ou vendeuses de drogues insérées socialement, à Bordeaux et à Montréal, et croise donc les concepts de genre et de déviance. En parallèle, elle travaille dans une structure française de réduction des risques.

Alexandra Pierre est militante et travailleuse dans le milieu communautaire et les groupes de femmes depuis plus d’une dizaine d’années. Ses expériences en comme organisatrice communautaire et en recherche l’amènent à s’intéresser aux enjeux féministes ainsi qu’aux migrations et au racisme. Elle travaille notamment dans un organisme de défense des travailleuses domestiques, à la Fédération des femmes du Québec et dans un regroupement qui se préoccupe de questions de santé publique et du financement adéquat des organismes communautaires en santé et en services sociaux. Tout au long de son parcours, tenir compte des femmes vivant aux croisements des oppressions a toujours été une de ses préoccupations.  Elle est détentrice d’un Bac en anthropologie (Université McGill) et d’une Maîtrise en organisation communautaire (UQÀM). Elle est membre du conseil d’administration de la Ligue des droits et libertés depuis 2014.

Audrey Plavsic est doctorante en démographie à l’Université catholique de Louvain (UCLouvain) et chercheuse pour la recherche « Violences entre partenaires: impact, processus, évolution et politiques publiques en Belgique » (IPV-PRO&POL). Elle fait partie du centre de recherche en Démographie (DEMO) et du Centre de l’Histoire du Droit et de la Justice (CHDJ). Ses travaux portent sur l’évolution de la mortalité violente en Belgique, et plus particulièrement sur les homicides entre partenaires intimes.

Sylvie Pouliot a récemment pris sa retraite après une trentaine d’années d’enseignement aux États-Unis et au Canada, dont vingt-quatre au sein de l’École de design de l’Université Laval. Toujours préoccupée par les questions environnementales et sociales, c’est comme professeure associée qu’elle continue ses recherches au sein de l’atelier DIR (design impliqué et responsable) de l’Université Laval, qu’elle a cofondé avec sa collègue Maude Bouchard en 2006. L’atelier DIR est un lieu et un véhicule de recherches, de réflexions et d’explorations propices au développement de solutions novatrices et à la résolution de problématiques identitaires, sémantiques, éthiques, sociales, humanitaires et environnementales liées à la conception de projets en design graphique.

Pierre-Guillaume Prigent : ATER (Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche) et doctorant en sociologie à l’Université de Bretagne Occidentale, à Brest, en France. Sa thèse a pour titre provisoire Les mécanismes de la violence masculine contre les mères séparées et leurs enfants. Il la réalise sous la direction d’Arlette Gautier (Université de Bretagne Occidentale, Brest, France) et de Patrizia Romito (Université de Trieste, Italie). À partir d’entretiens réalisés avec des femmes qui se sont séparées d’un ex-conjoint violent avec qui elles ont eu des enfants, il analyse la stratégie adoptée par les agresseurs et la réponse des institutions à la violence.

Laure Razon, Maître de Conférence, PhD, HDR, à la faculté de psychologie, Université de Strasbourg. France. Une partie de ses enseignements et la majorité de ses recherches portent sur la violence et la psychopathologie du lien au sein de la famille (inceste) et au sein du couple : violences conjugales. Elle investigue sur les origines de ses dysfonctionnements ainsi que sur leurs conséquences chez les victimes. Ses travaux s’articulent le plus souvent à ceux de ses collègues de droit et de sociologie. Elle exerce également une vacation de psychologue auprès d’enfants principalement et de leurs parents au CMPP (Centre Médico Psycho-Pédagogique). Elle est également formatrice auprès de professionnels du soin sur la thématique des violences : abus sexuels d’une part et violences conjugales d’autre part. 

Theophilos Rifiotis est professeur agrégé au Département d’Anthropologie de l’Université Fédérale de Santa Catarina. Professeur invité à l’Université de Montréal (2011) et l’Université de Buenos Aires (2006 et 2008), ainsi que dans plusieurs universités au Brésil. Chercheur invité au Centre d’Analyse et d’Intervention sociologique (CADIS) de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) de Paris (2011-2012, 2016), au Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI-VIFF) (2011) et au Centre international de criminologie comparée (CICC) et au Département d’Anthropologie de l’Université de Montréal (1999-2000). Docteur en Sociologia (Université de São Paulo, 1994) et maitrise à l’Université Paris V – René Descartes (1982). Directeur du LEVIS (Laboratoire d’Études des Violences) de l’Université Fédérale de Santa Catarina depuis 1996. Chercheur du CNPq (Conseil national de développement scientifique et technologique du Brésil).  Représentant d’Anthropologie au Conseil Scientifique du CNPq depuis 2019. Membre de l’Association Brésilienne d’Anthropologie (ABA).

Jean-Paul Sanderson, docteur en démographie, est chercheur au Centre de recherches en Démographie de l’Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve). L’analyse de la mortalité et plus spécifiquement des disparités socio-spatiales constitue l’une de ses spécialités. Il participe à une recherche interdisciplinaire en cours portant sur les « Violences entre partenaires: impact, processus, évolution et politiques publiques en Belgique ».

Dre Susan Scott est professeure agrégée à l’École de service social de l’Université Lakehead, campus Orillia. Elle enseigne la politique sociale et tous les domaines du travail social au niveau macro. Susan possède une vaste expérience de la pratique dans diverses branches du travail social (la justice, les services à l’enfance, la santé mentale…). Elle mène actuellement des recherches sur la violence familiale et la surveillance policière ainsi que sur l’utilisation d’approches de réduction des méfaits dans les maisons d’hébergement pour femmes.

Jean-Louis Simoens est intervenant depuis 1998 au Collectif Contre les Violences Conjugales et l’Exclusion (CVFE) à Liège en Belgique, qui est un service spécialisé dans l’accompagnement des femmes victimes de violence conjugale. Responsable de service partenariat en violence conjugale et intra-familiale au CVFE, il est coordinateur de la ligne d’écoute violence conjugale et des Pôles de ressources en violence conjugales en région Wallonne. Il est également formateur au sein des pôles de ressources en violence conjugale.

Marie-Hélène Senay est coordonnatrice communication et analyse politique à la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes depuis 2013. Elle a auparavant œuvré dans une organisation française d’accueil des demandeurs d’asile et des migrants, visant toujours la défense des droits de plus vulnérables. Elle est détentrice d’un baccalauréat en communication et d’une maîtrise en sciences politiques de l’UQAM ainsi que d’un certificat de l’Institut d’études politiques de Paris. Elle s’intéresse à l’ensemble des politiques publiques, notamment aux questions relatives à la justice sociale et à l’égalité pour toutes les femmes. 

Katja Smedslund, Ph.D., est coordonnatrice de projet à la Table de concertation en violence conjugale de Montréal sur le projet « Pratiques concertées pour optimiser la sécurité des femmes victimes de violence conjugale et de leurs enfants ». Le projet est financé par le Ministère des Femmes et de l’Égalité des Genres. Titulaire d’un doctorat sur les politiques de lutte contre les violences conjugale en Europe de l’Université de la Sorbonne Nouvelle à Paris, elle vit à Montréal depuis dix ans. Après un post-doctorat réalisé au CRI-VIFF à l’Université de Montréal, elle travaille sur les différents enjeux sociaux et politiques reliés à la violence conjugale en tant que coordonnatrice de projet, formatrice, chercheure et enseignante.

Gwénola Sueur : Chercheuse junior, Masterante en Études sur le genre, Master 2, Parcours Corps et Biopolitique, à l’Université d’Angers et de Bretagne Occidentale. Son mémoire de recherche, sous la direction d’Arlette Gautier, s’intitule « Je vous rendrai les enfants quand ma femme viendra se faire tuer.’ Cestas : la construction d’un mythe comme stratégie d’occultation de la violence masculine ». Elle fait également partie des auteures et auteurs de l’ouvrage Antiféminismes et masculinismes d’hier et d’aujourd’hui, paru aux Presses Universitaires de France, sous la direction de Christine Bard, Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri.

Jean-Jacques Tremblay est professeur à l’école de design de l’Université Laval. Avec plus de 30 ans d’expérience de production, il est directeur du programme en arts et sciences de l’animation.

Mathilde Trou est coresponsable des dossiers politiques et chargée des communications au Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale. Passionnée par les questions politiques depuis de longues années, elle décide d’en faire son domaine d’études et obtient une maitrise en sciences politiques. Après quelques années dans une grande agence de communications et d’affaires publiques à Paris, elle travaille brièvement au Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale avant de rejoindre une agence du gouvernement fédéral comme conseillère en communications. Quelques années plus tard, désirant se réorienter vers un organisme communautaire et poussée par son engagement féministe, elle retrouve en septembre 2018 le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

Charlotte Vanneste, docteure en criminologie,  est maître de recherches à l’Institut National de Criminalistique et de Criminologie (Bruxelles) et chargée de cours à l’Université de Liège en Belgique. Les politiques publiques en matière de violence entre partenaires intimes figurent parmi ses domaines de recherche actuels. Elle est auteure d’un rapport de recherche et de plusieurs publications relatives à la politique criminelle belge en la matière et coordonne une recherche interdisciplinaire en cours portant sur les « Violences entre partenaires: impact, processus, évolution et politiques publiques en Belgique ».

Eva Vergaert est doctorante au RHEA, Centre d’expertise sur le genre, la diversité et l’intersectionnalité, Vrije Universiteit Brussel (Bruxelles, Belgique). Eva effectue des recherches sur l’intersectionnalité, la violence fondée sur le genre et les politiques publiques. Elle travaille actuellement sur le projet  » Violences entre partenaires: impact, processus, évolution et politiques publiques en Belgique (IPV-PRO&POL) ».

Alexandra Vincent est étudiante au doctorat en service social à l’Université d’Ottawa et coordonnatrice de recherche au sein du Collectif de recherche féministe anti-violence (FemAnVi). Elle s’intéresse aux pratiques d’accompagnement et de défense de droit des femmes et enfants victimes de violence conjugale ainsi qu’au traitement sociojudiciaire de la violence conjugale en droit de famille et en protection de l’enfance.